A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Sujet n° 5. Commenter un texte du mathématicien Roger Godement (Préface au Cours d'Algèbre, 1966).
… il nous semble que, dans les "grandes" nations surdéveloppées scientifiquement et techniquement où nous vivons, le premier devoir des mathématiciens, et de beaucoup d'autres, serait plutôt de fournir ce qu'on ne leur demande pas - à savoir des hommes capables de réfléchir par eux-mêmes, de dépister les arguments faux et les phrases ambiguës, et aux yeux desquels la diffusion de la vérité importerait infiniment plus que, par exemple, la Télévision planétaire en couleurs et en relief : des hommes libres, et non pas des robots pour technocrates. … Mais même en enseignant des Mathématiques, on peut du moins essayer de donner aux gens le goût de la liberté et de la critique, et les habituer à se voir traités en êtres humains doués de la faculté de comprendre.
Question n° 1 : Les profs mis en avant par l'auteur forment-ils un ensemble vide ? Connaissez-vous de tels profs ?
Question n° 2 : La reforme LMD de l'Université ne risque pas de provoquer trop de liberté et d'esprit critique, nuisibles au bon fonctionnement de l'institution ?
Question n° 3 : Les propos excessifs de l'auteur sont-ils de nature à provoquer une guerre civile ?