A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Le journal libéral du groupe Lagardère, Le Monde, dont les journalistes de la section Economie sont des experts diplômés, nous avait prévenus déjà le 12 décembre 2009 : « En théorie, le traité de Maastricht interdit toute forme d’assistance à un Etat de la zone euro en situation de banqueroute. Dans la pratique, on voit mal comment les pays d’Europe du Nord et la Banque centrale européenne pourraient laisser tomber un pays défaillant, sous peine de provoquer une grave crise de défiance vis-à-vis de l’euro. Reste à savoir comment les contribuables allemands, néerlandais ou français réagiront quand leurs impôts augmenteront pour sauver Grecs ou Portugais. »
Résumons. D’après Le Monde les contribuables français paieront pour la mauvaise gestion des Grecs !
Le journal Marianne, tendance Centriste de l'opposition, sous le titre Livret A : comment nous finançons la spéculation contre la Grèce conclut :
« .../... Et d’ailleurs, pourquoi ne pas profiter de l’énorme opportunité offerte par la crise grecque qui a fait exploser les taux d’intérêt que cette nation doit payer à ses créanciers ? Du bon papier libellé en euros qui plus est ! La Grèce est en effet un terrain de chasse bien connu des banques françaises. Elles sont parmi les premières prêteuses à cet Etat. Aussi, quand la Grèce a hier placé prés de 1,5 milliards d’euros à six mois et un an (des maturités proches de celles qui servent de référence pour les Livrets), elles devaient être parmi les plus en pointe pour en acheter. Il faut dire que les taux proposés étaient attractifs : 4,55% pour le prêt à six mois, et 4,85% pour celui à un an. Pas étonnant dans ses conditions que la demande pour acheter cette dette fut 7 fois plus importe l’offre : quand la Grèce en demandait 1,5, il lui en a été proposé 10.
Parfaitement logique : un taux presque 5% pour de la dette en euro, émise par un Etat, dont le risque de faillite est nul, qui ferait la fine bouche ? En somme, les épargnants français sont des malgré nous de la spéculation sans le savoir, ils financent, via les banques, la spéculation sur le marché monétaire.»
Résumons. Les Banques françaises en profitent en spéculant contre la Grèce.
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D'après les informations de la grande presse le journal Le monde se trouvera l'été prochain en cessation de paiements, à cause (?) de sa mauvaise gestion. Le contribuable français sera-t-il appelé à financer le déficit du Monde ? Le contribuable grec, par les superprofits dégagés par la spéculation contre la Grèce par les banques françaises financera sans doute le déficit du Monde.