A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Le droit de la mer a été élaboré et voté par la plupart des pays du monde civilisé sauf bien sûr par les Etats-Unis et Israël. Ces deux pays ne se conforment pas aux règles du droit international car ils ne se considèrent pas égaux aux autres.
Israël et les Etats-Unis obéissent à d'autres règles. Le droit primitif, le droit du plus fort, le droit divin. D'innombrables agressions d'autres pays, d'innombrables condamnations. Un danger permanent pour la paix et la sécurité depuis 60 ans.
L'article 110 du droit international réglemente l'arraisonnement d'un bateau en haute mer.
Droit de la mer
Article 110
Droit de visite
1. Sauf dans les cas où l'intervention procède de pouvoirs conférés par traité, un navire de guerre qui croise en haute mer un navire étranger, autre qu'un navire jouissant de l'immunité prévue aux articles 95 et 96, ne peut l'arraisonner que s'il a de sérieuses raisons de soupçonner que ce navire :
a) se livre à la piraterie,
b) se livre au transport d'esclaves,
c) sert à des émissions non autorisées, l'Etat du pavillon du navire de guerre ayant juridiction en vertu de l'article 109,
d) est sans nationalité, ou
e) a en réalité la même nationalité que le navire de guerre, bien qu'il batte pavillon étranger ou refuse d'arborer son pavillon.
2. Dans les cas visés au paragraphe l, le navire de guerre peut procéder à la vérification des titres autorisant le port du pavillon. A cette fin, il peut dépêcher une embarcation, sous le commandement d'un officier, auprès du navire suspect. Si, après vérification des documents, les soupçons subsistent, il peut poursuivre l'examen à bord du navire, en agissant avec tous les égards possibles.
3. Si les soupçons se révèlent dénués de fondement, le navire arraisonné est indemnisé de toute perte ou de tout dommage éventuel, à condition qu'il n'ait commis aucun acte le rendant suspect.
Les massacre des innocents, militants de la paix, le 31 mai en haute mer est un exemple de la barbarie israélienne (il ne faut pas dire juive, car un Juif qui a connu la souffrance ne se comporte pas comme un barbare).
La stratégie bien rodée est la même.
Première étape. Les perroquets (« journalistes » et « experts ») à la télévision répéteront à l'unisson « il est trop tôt pour tirer des conclusions (sur le massacre des pacifistes). On ne connaît pas les détails (!). Il semble que des terroristes sont derrière cette affaire ».
Deuxième étape. Les parrains politiques interviennent : « Nous regrettons l'erreur (!) ; nous avons demandé une commission d'enquête à l'ONU ». Quelques larmes pour atténuer la colère de l'opinion internationale. En même temps, une propagande gigantesque est entreprise dans la presse contre la victime qui ose contester l'occupation et pour le bourreau qui est bienveillant et supérieur. La commission d'enquête est confiée à ... Israël.
Troisième étape. Quelques mois ou années plus tard on saura qu'il s'agissait d'une affaire « de légitime défense de l'armée israélienne ». Une campagne de soutient à « l'armée la plus démocratique du monde » (celle d'Israël pour la version BHL, celle des Etats-Unis pour la version Kissinger) sera organisée par les communautaristes. Un colloque sur la « démocratie » sera organisé à Tel-Aviv avec les maîtres de la presse occidentale jusqu'à la prochaine agression.
L'opinion internationale comptera les morts et Obama et Peres recevront le prix Nobel de la ... Paix.
B. Brecht s’interrogeait :
« Croyez-vous vaincre la barbarie en faisant l’ange ? »