A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Il s’évada pour fuir le STO. En 1943, il a combattu la France officielle. Il finançait des réseaux « terroristes », il hébergeait des clandestins, il aidait les mouvements de Libération. Il a été condamné à 10 ans de prison. C’est à son honneur. Il a trahi son pays et ses lois. L’Histoire lui a donné raison. Le « professeur-traître » était devenu infréquentable par la Gauche officielle qui ne l’aimait pas. Ni compromis, ni compromission. Francis Jeanson nous a quitté et avec lui un morceau de France que nous aimons.
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Tout se passe comme si, une fois qu’on a élu des représentants, on n’avait plus à s’occuper de rien. Pourtant, ces gens font assez souvent autre chose que ce qu’ils avaient annoncé. Or voici qu’aujourd’hui encore nous supportons cela : sous le règne du consensus actuel, on n’éprouve même plus le besoin de s’indigner. Ce qui me frappe de nos jours, c’est l’absence de capacité d’indignation. Et sans doute peut-on toujours se dire « je n’en sais pas encore assez pour pouvoir prendre position » ; et comme on n’en saura bien sûr jamais assez…
Francis Jeanson, Février 2001