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A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.

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Autocritique d’un barbare cultivé

Il n’y a pas de porte mystérieuse

Par où passer de la nature à l’homme

Paul Eluard, Une leçon de morale

Monsieur George Steiner est un universitaire de premier plan. Il a fait Chicago, Harvard, Oxford. Prof à Innsbruck, Cambridge, Princeton, Génève, Harvard et Oxford. Spécialiste de littérature comparée et de théorie de la traduction, il est plus connu comme essayiste, critique littéraire et philosophe. « J’ai essayé de passer ma vie à comprendre pourquoi la haute culture n’a pas pu enrayer la barbarie. »

Ce grand universitaire d’une culture colossale et raffinée, avec la riche expérience de ses 79 ans, déclare dans un journal : « C’est très facile de trouver que le racisme est horrible, bien installé dans son fauteuil. Mais imaginez qu’une famille jamaïcaine avec six enfants s’installe dans la maison d’à côté, et qu’ils se mettent à jouer du reggae ou du rock à longueur de journée. Ou qu’un agent immobilier vous apprenne que, à cause de ça, votre maison aurait perdu de sa valeur. Demandez-vous ce que vous penseriez du racisme alors ! »

Ce monsieur très distingué a passé sa vie à comprendre pourquoi la « haute culture » n’a pas pu enrayer la barbarie ! Ce jeune homme n’a jamais lu Victor Hugo : « Je choisis le parti des barbares de la civilisation plutôt que celui des civilisés de la barbarie ».

Mais nous sommes d’accord avec ce vieux monsieur lorsqu’il dit que « la culture ne rend pas plus humain. Elle peut même rendre insensible à la misère de l’homme. » Complètement. Là, on est d’accord. Les Palestiniens en savent quelque chose. Leurs bourreaux (une minorité) possèdent la « haute culture ».


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