A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Si la girouette pouvait parler,
elle dirait qu’elle dirige le vent.
Jules Renard (1864-1910)
Notre Président est très fort. On se rappelle la déclaration de son premier ministre : « La France est en faillite ». Pourtant, le Président a trouvé 360 milliards pour sauver nos banques et nos emplois. Énorme ! Et même « c’est grâce à la détermination de Nicolas Sarkozy, président de l’Union européenne, qu’un krach boursier semble avoir été évité ». Plus fort que Mme Betancourt.
La belle du Poitou n’est pas contente. « Tous les responsables bancaires qui ont fauté soient interdits de profession bancaire ». Mais Madame, nos banquiers sont sortis de nos meilleurs universités du monde. Connaissez-vous plus compétents ? Plus éthiques ? Mme Notat les note depuis des années. Ils sont excellents. Nous n’allons pas tout de même laisser le destin du pays aux universités de province.
« Je ne fais aucune confiance au Medef et à tous les banquiers qui y siègent pour établir des codes de bonne moralité ! », continue Mme Royal. Elle est folle ! Communiste ! Irresponsable ! Anti-féministe ! Indigne de BHL ! Madame, soyez raisonnable. Vous prônez la guerre civile. Michel Rocard ne vous le pardonnera jamais. Le pape est vexé ; Blair aussi.