A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Dix soldats français de la force de l’OTAN en Afghanistan ont été tués lors d’une embuscade.
Les pauvres soldats morts pour l'OTAN (le parlement français n'a jamais déclaré la guerre à l'Afghanistan) savaient ce qu'ils faisaient. Notre ministre des armées l'a reconnu : « Par leur engagement contre le terrorisme, pour la stabilité de cette région du monde et la reconstruction de l'Afghanistan, elles assurent les conditions de notre propre sécurité. »
J'ai l'impression que ces morts sont pour rien. Le clairvoyant N. Sarkozy l'avait prévu : « Aucune armée n'a réussi dans un pays qui n'est pas le sien. »
Je remercie M. Chirac d'avoir supprimé la conscription ; mon fils ne sera pas un héros.
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Le Figaro de ce matin est pessimiste : « Les provinces basculent du côté de la rébellion. Les erreurs de la coalition occidentale et l'impéritie de l'administration Karzaï ont poussé les Pachtounes dans les bras des talibans. »
Le constat est sans appel. « On le savait, les spécialistes le savaient, mais personne ne le disait jamais vraiment dans des états-majors de l'Otan. L'Afghanistan est en guerre, les insurgés afghans sont des adversaires sérieux, qui n'opèrent plus seulement dans les lointaines provinces du Sud pachtoune, mais sont maintenant aux portes de Kaboul. »
D'après le journal de Dassault (député UMP et vendeur d’armes de destruction massive) tout le monde savait. Sauf ... le peuple français. Néanmoins, nos députés le savent et ils veillent. Le député UMP Guy Tessier rappelle la mission de l’OTAN : « Le terrorisme est partout. On se bat en Afghanistan pour que nous soyons en paix ici. »