A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Johann Sebastian Bach (1685-1750) discutait avec Dieu. Il était inspiré par Lui et il n’a jamais douté. Il était raisonnable et pondéré. Il n’a point formulé une demande impossible. Il a expliqué la création du monde selon Dieu dans sa toccata et fugue BWV 565. La contemplation de l’immensité de son créateur de l’univers, l’extase, l’émerveillement, la peur. Un monde d’harmonie, ordonné, immobile.
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) était employé des rois. Il n’a jamais réalisé que des caprices de princes (sauf son requiem qui est un sommet de la musique universelle). Vienne était noble, galante, frivole, insouciante, légère. Telle son oeuvre. Il n’a jamais tenté d’expliquer le monde. Il s’est contenté de le rendre plus soutenable, plus agréable.
Ludwig van Beethoven (1770-1827) a osé le premier mettre l’Homme au centre de ce monde à la place des dieux et des rois. Il a tout réalisé lui même. Rebelle, romantique, novateur, il a fait exploser le vieux cadre. Avant les physiciens, il a expliqué la création du monde dans sa neuvième symphonie. Il porte le fardeau de l’humanité dans sa marche pour son émancipation.