A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Il n’aime pas laisser des traces ni soulever des vagues. Il n’a opinion sur rien de peur de mécontenter les personnes importantes. Lorsque on lui demande son avis sur telle question il répond : “ je ne te suis pas sur ce terrain-là ”. Il fait le con, mais il ne l’est pas du tout. Il est naïf, gentil et réservé par stratégie. Il est docile sans état d’âme mais il pense ! Son univers est ailleurs. Il ne demande rien, sauf la paix.
Il croit à la couverture des chefs comme à la couverture universelle de la Sécurité Sociale. Il est discipliné. Pas besoin de rappel à l’ordre. La servitude volontaire est sa première vertu. Il sera récompensé pour les services rendus à la communauté universitaire. Parfois, avec la multiplication des chefs, il ne sait pas sur quel pied danser. Mais l’effort constant d’adaptation et son GPS mental lui permettent de choisir le meilleur chef du moment.
Calme, lisse, placide, il est typique d’une partie de la majorité silencieuse, si hétérogène et si variée. Il rame dur pour rester à la surface. Il aime les militaires, Sarkozy, l’ordre. Il croit au dieu des chrétiens.
Il semble que Prométhée, qui attribue à la naissance les qualités aux hommes, a trop versé de discrétion, de gentillesse et d'obéissance sur lui.