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A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.

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Les notes de Sarkozy

Dans Libération, un collègue prof retraité nous informe sur les notes au Bac du président Sarkozy.
"J'étais membre du jury qui a fait passer les épreuves du bac B à notre futur président au lycée Molière (Paris XVIe) en 1973 : les notes d'écrit du candidat n° 18917 étaient tellement médiocres (7/20 en français, 8/20 en mathématiques, 9/20 en philosophie…) qu'il lui a fallu passer l'oral pour être reçu sans mention."

 Pour "réussir" dans la vie, les notes ne sont pas importantes. Sarkozy en est l'exemple. Il n'est pas le seul. La candidate de la défaite victorieuse, Mme S. Royal, est sortie 97e à l'ENA. Elle risque peut-être de devenir aussi présidente la prochaine fois sauf si M. F. Hollande (4e à l'ENA) avec son meilleur élève à Sciences Po, M. Eric Besson ("Qui connaît E. Besson ?") lui mettent des bâtons dans les roues.

Le jeune Sarkozy se levait très tôt le matin pour aller travailler pour nourrir sa famille. Ses mauvaises notes au Bac s'expliquent probablement ainsi. Mais on peut dire également à sa décharge que ce premier diplôme universitaire (!) était dur à l'époque. Actuellement, au Bac comme à l'université nous avons baissé le niveau d'exigences et nous sommes contents. On doit concurrencer les américains sur le terrain de l'ignorance.

Le président Sarkozy a raison de concevoir les heures supplémentaires comme oral de rattrapage pour les mauvais travailleurs. On sait bien que, contrairement aux patrons, les salariés ne travaillent pas assez et ils ne sont pas performants. En plus ils sont bêtes ; ils travaillent plus pour gagner moins. D'où le correctif génial du président. Juppé, le premier de la classe, n'a jamais pensé à une mesure aussi remarquable.

Revenons à l'Ecole. Sur le fond de l'affaire. Il n'existe meilleure récompense que la satisfaction personnelle d'avoir compris un bout de matière, une notion, un calcul, une situation, un événement historique, … Ce sentiment de plénitude et d'utilité sociale, "être utile pour la société", n'est pas mesurable sur une échelle unidimensionnelle (celle de la note). Se donner les moyens pour comprendre le monde et surtout le transformer est la mission de notre école. Contrairement à la richesse, à la propriété, à la beauté, le Savoir est la seule chose que personne ne peut nous déposséder. Cultivons notre jardin mais avec esprit critique.

 

 

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