A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
Judith Bernard : « Elle (Ségolène) avait trop de propositions, trop de prépositions, tout se tient qu'elle disait et c'est vrai mais à force de tout tenir Shiva s'est emmêlé les bras les fiches et les chiffres et le sens a fini au tapis. Et la gauche, avec.
On s'est dit : pays de vieux. C'est nous qui sommes une génération à la con. » Autocritique déjà ?
Le titre de son article est " i will survivre ". Traduction en français ordinaire pour la banlieue francophone ?
Philippe Askenazy : Sous le titre " Etonnants électeurs " il accuse les électeurs d'avoir mal voté en concluant « L'Espagne aura eu son Aznar, l'Italie son Berlusconi. Ce ne fut pas des catastrophes pour ces pays … Au tour de la France. Elle a son Sarkozy pour au moins 5 ans. Bon vent. » Le Futur Kouchner.
Jacques Julliard : « Ségolène Royal a sauvé la gauche du désastre mais l'archaïsme des états-majors du Parti socialiste a été le plus fort ». La pensée zéro de la social-démocratie en France.
Mes cher(e)s ami(e)s vous comprenez bien pourquoi le peuple s'est barré.
J'ai toujours dit que l'Ecole Normale coûte extrêmement cher pour un résultat aussi nul. Est-ce le bizutage ?
Par contre, Nicolas Baverez de l'équipe d'en face, ayant compris que le style normalien ne passait plus (même les paysans du Béarn connaissent les ficelles) a adopté le style prof Sorbonne d'avant Mai 68, chaire de la déclinologie savante, avec le succès qu'on connaît. Le jeune homme Piketty, à l'image de sa patronne, est parti préparer 2012, content de sa défaite victorieuse.
Le cas de Martin Hirsch est exceptionnel. Il est capable de faire la politique de Sarkozy ou celle de Royal sans difficulté. "Ni dupe ni naïf". Comme exactement son maître Bernard Kouchner.