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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:33

Sujet n° 3. Commenter la phrase de Victor Hugo (1802-1885) :


Je choisis le parti des barbares de la civilisation plutôt que celui des civilisés de la barbarie.


Indications : Choisir le camp des civilisés de la barbarie ; penser à ceux qui corrigent votre copie et à votre avenir professionnel. Vous avez également intérêt à relativiser la phrase de notre écrivain national. S’inspirer de l’œuvre de DSK et Sarkozy. La référence aux Lumières est à proscrire.

Citer des représentants des grandes civilisations. Vous pouvez utiliser des exemples tirés du monde libre comme Bush, Berlusconi, Blair, BHL, Finkielkraut et autres esprits raffinés et des contre-exemples tirés de l'axe du mal comme Saddam, Ben Laden, …

Mais attention, ne citez surtout pas Hitler, Pinochet, Papadopoulos, Bokassa, Amin Dada, Somoza, Trujillo, Vidella, Massu, … On vous demande une dissertation et pas un tract communiste ; et en plus, on ne fait pas de politique.

Si malgré tout vous avez choisi le parti des barbares de la civilisation on vous souhaite du courage.

* * * * *

Un texte de Victor Hugo

Les troupes anglo-françaises entrent le 6 octobre 1860 à Pekin, envahissent la résidence d’été de l’empereur en fuite, la saccagent, la dévastent. Victor Hugo écrit le 25 novembre 1861 au capitain Butler :

« Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine …/… Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.


(Cette lettre est publiée dans Nora Wang, Ye Xin, Wang Lou, Victor Hugo et le sac du Palais d’été, Les Indes savantes/You Feng, 2003 et reproduite dans Le Monde Diplomatique, Octobre 2004)

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 15:31

Sujet n° 2. Commenter le texte suivant :

Le 31 janvier 1931 Paul Valéry recevait Philippe Pétain à l'Académie Française.

En Mai 1931 le Congrès de la Ligue des droits de l'Homme « demande, qu'à la colonisation impérialiste soit substituée une colonisation démocratique ».

Le 6 mai 1931 l'exposition coloniale s'ouvre à Paris (34 millions d'entrées). On expose au public une tribu de « Cannibales », « féroces et dangereux », comme précise la pancarte accrochée au grillage. Il s'agit entre autres de Kaké et Willy Karembeu, l'arrière-grand-père et le grand-père de Christian Karembeu, notre vainqueur de la coupe du monde. Ils étaient raflés sur leur île natale de Lifou où ils vivaient paisiblement (comme les juifs 10 ans après). Une fois l'exposition terminée, les Kanaks ont été échangés avec le zoo d'Hambourg contre … des crocodiles.

Le 2 juillet 1931, Paul Reynaud, ministre des Colonies, perpétuant la tradition de Jules Ferry déclarait : « La colonisation est un phénomène qui s'impose, car il est dans la nature des choses que les peuples arrivés à un niveau supérieur d'évolution, se penchent vers ceux qui sont à un niveau inférieur pour les élever jusqu'à eux ».

Un petit groupe distribuait un tract avant l'ouverture de l'Exposition : « La présence sur l'estrade inaugurale de l'Exposition coloniale du président de la République, de l'empereur d'Annam, du cardinal-archevêque de Paris et de plusieurs gouverneurs et soudards, en face du pavillon des missionnaires, de ceux de Citroën et de Renault, exprime clairement la complicité de la bourgeoisie toute entière dans la naissance d'un nouveau concept et particulièrement intolérable, la Grande France… C'est pour implanter ce concept-escroquerie que l'on a bâti les pavillons de Vincennes. […] Aux discours et aux exécutions capitales, répondez en exigeant l'évacuation immédiate des colonies et la mise en accusation des généraux et des fonctionnaires responsables des massacres d'Annam, du Liban, du Maroc et de l'Afrique centrale ».

Question n° 1 : Comment cela a-t-il été possible en 1931 ? C'est quoi le sanglot de l'homme blanc ?  Et en 2010 est-ce possible ?


Question n° 2 : Si vous aviez 20 ans en 1931 vous feriez quoi ? Et en 1941 ?


Question n° 3 : Louise Michel (1830-1905), l'institutrice du peuple, déportée de la Commune de Paris, elle disait "nous" en parlant de Kanaks, et lorsqu'elle s'adressait aux Français, elle disait "votre pays". Mme Michel avait-elle compris le rôle civilisateur de la France ?


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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 16:53

Robert Brasillach était un intellectuel fasciste dans les années trente. Normalien doué (comme ont dit à l’université) était rédacteur en chef jusqu’en 1942 de l’hebdomadaire Je Suis Partout.

Ses éditoriaux sont devenus tristement célèbres. Il dénonçait les Juifs, les résistants, les communistes. Un grand talent « mal employé » diront ses exégètes. Il a été fusillé en 1945.

 

Hier soir, 20 mai, je regardais le débat entre A. Finkielkraut (normalien, animateur à la radio et à la télévision) et A. Badiou (normalien sérieux qui se résigne - hélas - à passer à la télévision). A. Finkielkraut parlait de l’identité nationale et du danger de l’islamisme. J'ai reconnu le discours  « raisonnable » de Robert Brasillach. La même ritournelle. Il suffit de remplacer Juif par Arabe dans le texte qui suit. Brasillach voulait former « le plus tôt possible une société pour la protection d’une race qui tend à disparaître ». De même, Finkielkraut veut protéger la « race » française de l'invasion musulmane et la « race » juive des palestiniens, plus nombreux. Comme Brasillach, il ne veut ni les étriper ni les affamer ou les stériliser. Et comme Brasillach, il n’admire ni la doctrine hitlérienne, ni son idéologie. Où l'on reconnaît la galanterie française et la violence sous le vernis de la sérénité.

 

POUR LA MOINS GRANDE FRANCE

par Robert Brasillach, Je Suis Partout, 21 novembre 1936

Vous n’avez peut-être pas lu dans les journaux, ma chère Angèle, une petite note adressée aux « familles nombreuses d’ascendance étrangère habitant en France » . Comme il convient que vous soyez toujours bien informée, je me fais un plaisir de vous la recopier ici. Elle est ainsi conçue :

« Les pères et mères de famille étrangers comptant deux enfants ou plus et habitant la France depuis cinq ans au moins, sont priés de se faire connaître à l’Union nationale pour une France plus grande, Fédération des Français d’adoption et des étrangers aspirant au titre de citoyen français, 152, boulevard Haussmann, Paris, où tous renseignements leur seront donnés gracieusement chaque jour, de 8 à 20 heures, ou par correspondance. »

Je ne suis pas allé boulevard Haussmann, ma chère Angèle, mais j’avoue qu’une telle annonce m’a plongé dans une profonde rêverie. Sans être particulièrement sanguinaire, on peut rêver d’un régime où l’Union « nationale » pour une France plus grande serait dissoute par la loi, ses organisateurs fouettés en place publique et expulsés ensuite dans une Europe plus grande encore. J’imagine assez aisément que si l’on veut détruire l’esprit d’hospitalité des Français, on n’a qu’à publier de temps à autre de petites notes de ce genre, auxquelles les journaux font un écho si complaisant, et j’espère alors que nos compatriotes comprendront.

Je ne suis pas xénophobe, ma chère Angèle, ai-je besoin de vous le dire ? J’ai des amis que j’aime, et qui sont étrangers : les uns habitent leur pays, d’autres habitent la France, et je n’y vois nul inconvénient, tout au contraire. C’est justement parce que je ne suis pas xénophobe que je ne crois pas obligatoire pour un étranger d’arborer le titre de citoyen français, qui, pour être encore relativement honorable, n’est tout de même pas strictement nécessaire à la bonne réputation d’un homme. Et qu’il existe une association « pour une France plus grande », avouez que c’est là une chose si étrange qu’on ne peut en demeurer que confondu.

Je pense à cette loi, qui s’appellera, je crois, la loi Milan, et que l’on projette, d’après laquelle les étrangers naturalisés devront prendre des noms à consonance française. Je sais que, jadis, les chroniqueurs, parlant de M. de Buckingham, l’appelaient volontiers M. de Bouquincamp, ce qui est délicieux. Mais nul ne s’y trompait. Je vois un peu plus d’inconvénient, lorsque MM. Blum, Rosenfeld, Jung et Tovaritch se seront fait naturaliser Français, à les entendre appeler Lafleur, Champderoses, Lejeune et Compagnon, car je ne saurai pas alors qu’ils sont Français de fraîche date.

A quoi peut servir une Union pour la plus grande France ? La naturalisation a toujours existé, et c’est son application qu’il faut réglementer, sans doute, et non son principe. A désirer une France plus grande, à s’organiser pour cela, on risque de ne plus vouloir de France du tout. Peut-être est-ce cela, le but de l’Union « nationale » ? Je parlais l’autre jour avec un brocanteur, Juif polonais, brave homme au demeurant, et travailleur acharné, comme sont souvent ceux de sa race. Son fils est au lycée ; demain, il sera peut-être ministre. Et le père me disait avec un sourire illuminé :

« La France est vraiment un pays de Cocagne ». Je crois qu’il n’y mettait pas malice, mais je suis un peu gêné, je le reconnais, quand j’entends des phrases de ce genre. La France a-t-elle à être un pays de Cocagne ? La France a-t-elle tellement besoin d’être « plus grande »?

Il y a des gens pour penser, ma chère Angèle, qu’on ne devrait accorder de naturalisation qu’aux étrangers dont la présence est utile à la France, et peut-être même seulement à leurs fils, lorsqu’ils sont fixés dans notre pays. Est-il si déshonorant d’être Polonais ? ou Italien ? ou Belge ? Je ne ferai à aucun peuple l’injure de le croire. Mais ce n’est pas M. Lafleur, dit Blum, hélas ! ni son chef de cabinet, M. Blumel, dont le nom s’écrira peut-être Lafleurette, ni M. Isaïe, dit Zay, qui cherchera peut-être un nom plus français dans Rabelais, ce ne sont pas ces messieurs qui prendront l’initiative d’inscrire l’Union pour une plus grande France sur la liste des ennemis publics. Ils sont trop chauvins pour cela.

Et pourtant, ma chère Angèle, le premier devoir d’un peuple qui veut vivre est de se reconnaître. Je ne mets là aucun racisme, aucune théorie aventureuse. Une nation forte peut assimiler bien des éléments étrangers, la nôtre l’a prouvé au cours de son histoire : encore faut-il qu’elle procède avec sagesse et avec lenteur.

Voyez-vous, je comprendrais l’existence d’une société organisée pour protéger les droits des étrangers, pour leur assurer la vie, les libertés compatibles avec notre nation : cela serait aussi normal que la présence d’une ambassade ou d’une légation. Mais une société dont le but est le déguisement ! Une société qui cherche à nous tromper ! Heureusement, ma chère Angèle, qu’on la connaît assez peu ; je suppose qu’elle pourrait faire lever une vague de xénophobie que, pour ma part, je regretterais fort. Je n’admire pas toujours la doctrine hitlérienne, ni son idéologie. Il est pourtant un point sur lequel tous les hommes de bon sens devraient faire l’accord, me semble-t-il. Il y a en Allemagne des textes législatifs qui distinguent les citoyens et ceux qui ne le sont pas. Cela ne veut pas dire qu’il faille étriper les non-citoyens, les affamer ou les stériliser. Cela veut dire que tout le monde ne fait pas partie d’une nation ; l’ancienne Grèce avait connu ces distinctions élémentaires.

Pour ma part, ma chère Angèle, je crois qu’il faut former le plus tôt possible une société pour la protection d’une race qui tend à disparaître, je veux dire la race des Français. Réclamons notre parc réservé, comme les Peaux-Rouges des Etats-Unis. On nous y enfermera avec quelques bisons et quelques chevaux, et peut-être Genève consentira-t-elle à s’intéresser à une minorité opprimée. Je vous inscris d’office, ma chère Angèle, sur la liste d’honneur de mon Union « internationale » pour la constitution d’une France moins grande.


 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 11:55

Pour fêter son (dernier ?) Film Socialisme un mois de mai, loin de Cannes,  loin de Gstaad, j’ai pensé proposer à nos candidats au Bac (section littéraire) un texte au hasard de Jean-Luc Godard.

* * * * *

Sujet n° 1. Commenter un texte du cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard (1930- ).

« Pendant la projection d’un film impérialiste, l’écran vend aux spectateurs la voix de l’État-Patron. Cette voix caresse, endort ou matraque.

Pendant la projection d’un film révisionniste, l’écran est un haut-parleur d’où sort une voix qui était jadis déléguée par le peuple, mais qui n’est plus aujourd’hui la voix du peuple. En silence le peuple regarde son propre visage déformé.

Pendant la projection d’un film militant, l’écran est seulement un tableau noir sur lequel sont inscrits les images et les sons produits par l’analyse concrète d’une situation concrète, c’est-à-dire la lutte des classes. Devant cet écran, la population réfléchit, apprend, lutte, critique et se transforme. »

(Extrait du livre J-L. G par J-L. G, Paris, éd. de l’Etoile, 1985).

L’inspection Générale de l’Education Nationale m’écrit : « Sujet hors programme. Plusieurs mots sont inconnus de nos élèves, car non enseignés. La commission propose de remplacer le texte incriminé par un extrait du film caractéristique de la culture française “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain”, déjà enseigné partout (…) La commission, à l’unanimité, met en garde les auteurs de sujets contre le nihilisme, les générateurs d’utopies perverses et les propos haineux qui désorientent notre jeunesse et conduisent à la guerre civile. »

Dont acte. Je croyais bien faire. Notre jeunesse sera incorruptible. Dommage. Le pianiste passerait mieux …


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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 11:18

« On devrait remercier la Grèce. C’est l’Occident qui a une dette par rapport à la Grèce. La philosophie, la démocratie, la tragédie… On oublie toujours les liens entre tragédie et démocratie. Sans Sophocle pas de Périclès. Sans Périclès pas de Sophocle.

Le monde technologique dans lequel nous vivons doit tout à la Grèce. Qui a inventé la logique ? Aristote. Si ceci et cela, donc cela. C’est ce que les puissances dominantes utilisent toute la journée, faisant en sorte qu’il n’y ait surtout pas de contradiction, qu’on reste dans une même logique. Hannah Arendt avait bien dit que la logique induit le totalitarisme. Donc tout le monde doit de l’argent à la Grèce aujourd’hui. Elle pourrait demander mille milliards de droits d’auteur au monde contemporain et il serait logique de les lui donner. Tout de suite.

On accuse aussi les Grecs d’être menteurs… Ca me rappelle un vieux syllogisme que j’apprenais à l’école. Epaminondas est menteur, or tous les Grecs son menteurs, donc Epaminondas est grec. On n’a pas tellement avancé. »


Supplément « Cannes » du n° 754 des Inrockuptibles, 12 Mai 2010.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 11:33

Le plus grand philosophe vivant est atterré, inquiet. Il garde pourtant espoir.

 « Je suis atterré par la double décision qui vient d’être rendue publique. Je suis atterré par la brutalité de ces juges californiens qui n’ont pas voulu entendre la supplique de Samantha Geimer les adjurant de tourner la page et d’abandonner les poursuites. Je suis atterré par la sottise d’une justice qui semble n’être là, comme l’a d’ailleurs dit l’avocat de Samantha Geimer lui-même, que pour servir les intérêts politiques d’un juge californien en campagne électorale.
Je suis effondré de voir que la requête de Roman Polanski demandant à être jugé, oui, mais par contumace, n’ait pas été entendue non plus, comme si l’on n’avait d’autre désir que de le voir, fers aux pieds, traîné et humilié devant le grand tribunal de l’Opinion. Je pense à lui. Je pense à ses enfants et à son épouse. Je pense à ce cauchemar éveillé qui s’éternise. Il ne reste qu’un espoir : que la justice helvétique ait la sagesse de rompre avec cette farce morbide et criminelle, en refusant l’extradition qu’on lui demande. Elle a tous les arguments pour cela. La morale et le bon sens seraient avec elle. Ce serait, de surcroît, la voie de l’honneur. »

Je l’avais dit à Bernard-Henri. Bush était un vrai libéral. Il a tenu parole. Mme Clinton est restée sourde aux suppliques de B. Kouchner. Obama ne veut rien entendre malgré la lettre que Sarkozy lui a remise. Obama est un bâtard. Cruel et sadique. Il veut prolonger le calvaire du génie du cinématographe. La Lolita, connue de tout Hollywood et des environs, est toujours libre et méprise la Justice. Le gouverneur Schwarzenegger, Conan le barbare, ne fait rien pour arrêter cette descente aux enfers de la victime innocente.

Pour l'instant, il n’y a que la Banque qui peut le sauver. Le seul qui a un passeport de la Banque, c'est un petit fabricant de films, un certain Jean-Luc Godard, « un antisémite qui essaie de se soigner ». Il a signé le contrat.

Le président Sarkozy a téléphoné à la présidente suisse pour prendre des nouvelles du séquestré. Nous gardons espoir.

Suisses collabos, au nom de la morale, du bon sens et de l’honneur, libérez l'innocente victime du complot.

* * *

Le grand philosophe évoque deux conjectures fondamentales, qui peuvent constituer le socle d'une Justice post démocratique.

La victime (plutôt partenaire), si elle a obtenu satisfaction (au propre ou au figuré, le plaisir étant à codifier), doit abandonner toute poursuite devant les tribunaux. La fascination de la victime pour l'agresseur, constatée scientifiquement par Sigmund doit nous conduire à abandonner les vieux principes archéo-démocratiques selon lesquels la justice doit être rendue au nom du peuple. Nos anciens avaient certes raison, car il y avait en occurrence un peuple. Ce n'est plus le cas. Surtout chez Obama.

D'autre part, comme l'usage l'a imposé, en cas de conflit entre entreprises, les avocats d'affaires interviennent pour résoudre le problème, sans encombrer les tribunaux dont la scolastique médiévale choque les esprits inventifs. C'est l'évolution normale de la société. La liberté de violer qui on veut et comme on veut à condition de payer le prix doit être inscrite dans la loi. Le seul point qui reste à réglementer c'est le prix de l'acte. Il est inadmissible qu'on réclame 500.000 dollars (plus les intérêts) pour une lolita américaine de 13 ans et 2.000 pour une maghrébine de 16 ans. Ou va-t-on ?

Il existe une pratique assez répandue qui pervertit le jugement impartial. Des hommes politiques sont sous l'influence de leurs électeurs. En Amérique en plus, celle des Tocqueville ancien et nouveau, les juges sont élus par la populace et surtout par ceux qui n'ont jamais vu un film de Polanski. De surcroît, ce sont parfois des musulmans comme Obama ou des autrichiens douteux comme Schwarzenegger qui arrivent au pouvoir. Tout ça à cause des élections ... il faut supprimer les élections. Les juges sont sous la pression de la racaille, d'où « la brutalité de ces juges californiens ».

Il faut une justice rabbinique douce comme celle proposée pour la France par le grand rabbin Sitruk. « Je souhaite créer un tribunal rabbinique d’arbitrage au service de chacun. .../... Nous devons apprendre à régler les problèmes entre nous ».

Enfin, un troisième point est sous-jacent au texte du philosophe post Lumières. Peut-on juger les génies ? Qui pourrait les juger ? L'Académie des Beaux Arts a rendu son verdict, le prestigieux festival de Cannes s'est prononcé également. Le suisse Jean-Luc Godard a signé. Voilà des exemples sages et pondérés. Le jugement par des hommes cultivés, représentants de la classe supérieure, détentrice du savoir, de la sagesse et de la culture est le seul qui garantie pleinement l'impartialité. 

* * *

August Strinberg (1849-1912) répond à la question Quels sont les auteurs de la classe supérieure. Extrait de son opuscule Petit catéchisme à l’usage de la classe inférieure.

« Quelles oeuvres d’art doivent être louées ?

Celles qui glorifient la classe supérieure.

Raphaël et Michel-Ange sont les plus célèbres puisqu’ils glorifient les mensonges de la classe supérieure.

Shakespeare a glorifié les rois. Goethe s’est glorifié lui-même en se faisant passer pour l’écrivain de la classe supérieure.

Et les autres oeuvres d’art ?

Les autres ne doivent pas exister.

Zola a décrit les souffrances de la classe inférieure et les crimes de la classe supérieure ; c’est pourquoi on l’appelle un écrivain ordurier. Ordure est un mot utilisé par la classe supérieure pour qualifier tout ce qui se rapporte à la classe inférieure. »

Strinberg mettrait sans doute aujourd’hui sur la liste des auteurs de la classe supérieure I. Bergman et R. Polanski que nous avons tant aimés, l’un et l’autre, dans notre jeunesse. Ils n'étaient pas des auteurs orduriers.

Strinberg avait énoncé le théorème depuis longtemps mais j'étais ignorant. La petite bourgeoisie « éclairée » est souvent aveugle et ignorante. Erreur de jeunesse. Mea culpa. Mais, il me reste Godard. « Quand je vois le champ du plan, je vois aussi son hors-champ ». Voit-il encore ?

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 09:45

Dans notre société qui cultive la compétition, nos étudiant(e)s de plus en plus font appel aux drogues. L’exemple des « grands » personnages de la télé (ratés en créativité) n’est pas étranger à cette situation.

Prenant le risque d’être accusés d’exercice illégal de la médecine, nous republions à la demande des étudiant(e)s une liste de médicaments pour une meilleure performance aux examens.

Calmants

  • Adagio, Barber ;
  • Valse n°2, Chostakovitch ;
  • Adagietto de la symphonie n°5, Mahler ;
  • Canon, Pachelbel ;
  • Gymnopédie I, Satie ; …

Euphorisants

  • La Ronde des Lutins, Bazzini ;
  • La danse du sabre, Khachaturian ;
  • Mélodie hongroise, D817, Schubert ;
  • Alla turca, K331, Mozart ; …

Stimulants

  • Impromptu n°4, D935, Schubert ;
  • Rhapsodie roumaine n°1, Enescu ;
  • Allegro vivace de la symphonie n°4, Mendelssohn ;
  • Danse hongroise n°1, Brahms ; …

Dopants

  • Allegro du quatuor n°2, Janacek (pour les connaisseurs) ;
  • Concerto pour violon, Bruch (un grand prof) ;
  • Triple concerto, Beethoven (un grand maître) ;
  • Agnus Dei de la Missa Solemnis, Beethoven (le paradis sur terre) ; …

Ce sont des médicaments génériques, gratuits, sans ordonnance et on peut en abuser. Accoutumance non garantie. Le reste n’est qu’argument de préau.

Pour dormir, prenez un Debussy (… que les professeurs du conservatoire m’en excusent …).

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:31

Josef Ackermann (Université de St. Gallen (HSG) connue pour le contenu vide de haut niveau pour classes dirigeantes) est le président de la Deutsche Bank, la plus grande banque allemande. Il a joué un rôle important à la tragédie grecque puisque, d’après Le Figaro, « il a participé activement au soutien de la Grèce ».

En effet, du 14 au 17 Mai 2009, Monsieur Ackermann organisait à Athènes, en tant que membre du comité de direction du groupe Bilderberg, une réunion au cours de laquelle la possibilité « d’aide » à la Grèce a été discutée. A la réunion participaient Jean-Claude Trichet (BCE), Eckart von Klaeden (porte parole de Merkel), Robert Zoellick (président de la Banque Mondiale), Fréderic Oudea (président de la Société Générale), Christine Lagarde (ministre de l’économie de N. Sarkozy), Tommaso Padoa-Schioppa (président du comité directeur du FMI, observateur de Strauss-Kahn), Georgios Alogoskoufis (ministre grec de l’Economie) et d’autres bienfaiteurs de la Grèce. Le gouvernement grec (Karamanlis, membre du groupe Bilderberg) assurait la confidentialité et la protection des membres par des patrouilleurs des garde-côtes, des plongeurs, deux avions F16, un hélicoptère de la police et des dizaines de policiers pour éloigner les journalistes.

Le « plan de sauvegarde » de la Grèce a été finalement « activé » par G. Papandreou (premier ministre grec, London School of Economics, président de l’Internationale Socialiste) le 4 mai 2010.

Le dirigeant du groupe Bilderberg, Josef Ackermann est inquiet. « Pour ce qui est de savoir si la Grèce est à l’heure actuelle réellement en mesure de fournir l’effort nécessaire, j’ai des doutes », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il s’agissait là « d’efforts incroyables ». Il s’interroge sur « la capacité du pays à rembourser sa dette ». Le banquier suisse a raison. L’inquiétude ne vient pas de l’incapacité du premier ministre libéral G. Papandréou. Il a fait voter intégralement les mesures d’austérité dictées par Strauss-Kahn (voir Memorandum FMI du 2 mai) avec l’appui de l’extrême droite bienveillante. Le pauvre « petit Georges » est incapable de mordre la main du maître qui le nourrit.

Il y a effectivement un danger pour la Banque. Jo Ackermann, usurier de talent, connaît bien l’économie grecque puisque il possède une grosse partie de sa dette (fourguée à Trichet !). La Grèce n’est pas « fiable ». Elle a deux guerre civiles récentes à son actif (1946-49), elle a tiré les leçons de la dictature (1967-74, US-OTAN) et elle a « la marque déposée » de la Démocratie. Et un parti communiste assez influent dans la « basse classe » qui résiste avec les radicaux de SYRIZA. Et si le peuple grec se révoltait ? S’il faisait comme en Islande ? Et s’il réclamait l’indemnisation pour le préjudice subi par l’Allemagne nazie (vol de l’or de la banque de Grèce, destructions et dommages, …) ? C’est le seul pays qui n’a pas été indemnisé par l’Allemagne. Et si le petit peuple grec jouait à la vraie démocratie ? S’il faisait comme le démocrate (c’était une insulte à l’époque) Solon, il y a 2602 ans, qui a supprimé toutes les dettes des citoyens ? Pour ces raisons, le représentant de la classe supérieure de la Suisse alémanique est inquiet. D’où le plan de dénigrement systématique de ceux qui résistent en Grèce (en France Le Figaro et Le Monde font du bon travail subtile). Ceux qui refusent les mesures d’austérité sont « irresponsables », « traîtres de la cause nationale », « anti-européens ».

Sous « la pression de la rue » des ministres grecs (n’ayant plus aucun rôle économique, puisque les ordonnateurs des dépenses sont les contrôleurs du FMI) essaient de réviser les innombrables textes qui protégeaient les élites corrompues. Tous les jours les médias relatent des cas de corruption. Une corruption gigantesque est, par exemple, celle de la société Siemens (« la moitié des députés » est concernée), instruite actuellement par une commission parlementaire, dont le cerveau international était l’ex directeur du cabinet de Mme Merkel. Un autre scandale en cours est celui de l’Eglise, qui ne paye pas d’impôt en tant que premier propriétaire immobilier du pays (avec ses 5700 sociétés, dont un bon nombre off shore). L’Etat paye encore aujourd’hui le salaire des curés (ils sont fonctionnaires de l’Etat) ! Les curés grecs vous diront que l’Etat grec paye moins pour les curés que l’Etat français pour les profs des écoles privées chrétiennes ! Ils sont bien informés !

La priorité actuelle dans l’opinion publique est la mise à l’écart du personnel politique qui a conduit le pays à la catastrophe. Les vrais commanditaires (banquiers, financiers, industriels, armateurs) ne sont que timidement visés faute de preuves et de supports. Lorsque les hommes politiques seront condamnés (si la pression du peuple est suffisante) on aura un peu plus de preuves. Il n’est pas pour l’instant question de saisie, voir de gel, des comptes à l’étranger. Les scandales des commissions occultes (achats d’armes à la France - « l’achat du siècle » de 50 mirages - et à l’Allemagne), les détournements des « paquets » Delors, les dépassements inimaginables des travaux lors des Jeux Olympiques, la gestion catastrophiques des marchés de travaux publiques, l’anarchie organisée au Cadastre, etc. ne sont pas prêts d’être mis à la lumière du jour. Le travail d’assainissement est titanesque et le FMI ne s’intéresse pas à ce type d’assainissement. La situation en France de point de vue de la corruption n’est pas meilleure, mais les soupapes de sécurité sont plus importantes et la Presse (réduite à trois-quatre journaux de marchands d’armes de destruction massive et des banquiers) ne fait aucun travail d’investigation.

Mise à part la classe ouvrière qui est touchée de plein fouet, la petite bourgeoisie (éclairée ou non) supporte la crise provoquée par les dirigeants issus de son sein. Elle se croyait intouchable. Son soutien tantôt à la Droite tantôt au PS la mettait à l’abri. Médecins, architectes, ingénieurs, avocats, professeurs, juges, … s’enrichissaient sur le dos du peuple sans payer d’impôt. Par exemple, une consultation courante chez un médecin généraliste du quartier est de 40 euros (22 en France) et pour une opération chirurgicale une « petite enveloppe » de 1000 euros au moins est exigée. Le gouvernement (n’ayant plus aucun prétexte) publie les noms des médecins de beaux quartiers qui déclarent au fisc moins qu’un ouvrier ! Le fisc redresse à tour des bras. Mais il manque de personnel, car le FMI n’autorise plus les embauches et il n’y a qu’un fonctionnaire sur cinq qui est remplacé. C’est pathétique.

La chasse aux hommes politiques corrompus est ouverte. Aucun député de la droite ou du PS ne peut actuellement circuler librement. Ils sont conspués dans la rue. Des policiers ou gardes de corps les protègent. Georgios Alogoskoufis, le ministre de l’économie de 2004 à 2009 (London School of Economics, membre et serviteur du groupe Bilderberg) a regagné l’université. Depuis novembre, il n’a pas fait un seul cours de peur d’être lynché par les étudiants. La ministre (socialiste) de l’Education (et membre du groupe Bilderberg) le protège. Cette semaine, le premier ministre supervisait la démolition d’une paillote qui polluait la belle côte d’Apollon, « et empêchait le peuple d’accéder à la mer ». La classe supérieure, surtout lorsqu'elle est servie par le PS, a une capacité extraordinaire de rebonds. Elle récupère à son profit même ses crimes. C’est là le problème majeur. En France, comme en Grèce, le problème au niveau politique, n'est pas la droite (car on sait combattre) mais le parti dit socialiste. De Blum à Aubry. L'exemple grec doit nous éclairer davantage.

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 15:26

Mme Aubry, la Première secrétaire du parti de Monsieur Valls du club Bilderberg, a estimé que la crise grecque aurait été «peut-être pire » si Dominique Strauss-Kahn n'était pas à la tête du FMI, en ajoutant que  « le FMI a réagi plus rapidement que l'Europe pour aider la Grèce ». En effet, Barroso n'a pas osé, par amitié à son ami de l'université, l'armateur Latsis, proposer comme DSK une diminution de 25% des salaires de tous les salariés et le départ de 380.000 fonctionnaires ! Le premier ministre G. Papandréou, ami de DSK, a déclaré : « J’appelle à la lutte pour la libération de la Grèce du tuteur FMI ! ». Je rappellerai que G. Papandreou est le président de l'Internationale Socialiste et Mme Ségolène Royal la vice-présidente ! La bravitude au carré. Ces gens-là peuvent vous démontrer qu'un grand metteur en scène a été violé par une lolita de 13 ans et sa vie est un calvaire depuis 34 ans pire qu'à Auschwitz. Il serait intéressant de vérifier la conjecture suivante : Ceux parmi les élites françaises qui ont soutenu le pervers pédophile et ceux qui ont soutenu les mesures du FMI sont statistiquement les mêmes.

Le père de Mme Aubry, Jacques Delors, a déclaré dans le journal du parti, Paris Match, que « Je suis meurtri par l’intervention du FMI en Grèce ». Pas moins que ça.

Mme la socialiste, fille de votre père, à quel endroit de la planète les mesures préconisées par le FMI sans le favori de Sarkozy ont été pires ? Demandez à votre camarade Mme Royal ou à défaut à votre père.

Mme Aubry a intérêt à ne pas évoquer le « parti frère », le PS grec. En effet les mesures d'austérité, imposées par le FMI et l'UE, ont été votées uniquement par le PS et l'extrême droite. Ni la gauche ni même la droite n'ont voté les mesures de son camarade socialiste Strauss-Kahn. Il est évident que le duo DSK-Aubry auront besoin en 2012 de faire appel à la famille Le Pen pour voter les mesures impopulaires. Marine se fera un plaisir d'entrer à la majorité présidentielle de M. DSK. Avec quelle contrepartie ?

Au Parlement français le PS a prétendu que les députés socialistes ont voté « l'aide » mais pas le plan d'austérité qui en était la condition de Stauss-Kahn et de Sarkozy-Merkel.

Les Grecs ont découvert une chose : Droite et Socialistes ont pillé le pays. C'est maintenant qu'ils prennent conscience. Ils ont tout perdu y compris la démocratie (dans chaque ministère les hommes de Strauss-Kahn règlent les factures). Mais toujours lucides. Ils réclament la condamnation de tous les responsables politiques depuis 30 ans. Les députés de la majorité ainsi que de la droite sont sous protection policière. Aucun n'ose sortir sans escorte. Le PS est obligé de réviser la loi sur l'immunité parlementaire et promet une enquête sur les revenus des parlementaires. C'est déjà un début. Ca dépend du peuple de réclamer la punition des armateurs, industriels et financiers, premiers responsables de la tragédie grecque. La dénonciation des alliances catastrophiques (Union européenne, OTAN) sont pour plus tard.

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 22:49

Première étape. Jean-Luc Godard est un antisémite. Campagne fine bien orchestrée.

Deuxième étape. Le procureur BHL disculpe le metteur en scène. Godard n'est plus antisémite. Silence dans les rangs.

Troisième étape. Jean-Luc Godard signe un texte bidon en faveur de Polanski, concocté par BHL.

Quatrième étape. Triomphe de Jean-Luc Godard à Cannes. Son Socialisme a conquis même les socialistes.

* * *

Mai 1968. A Cannes, Jean-Luc Godard interpelle ceux qui sont pour la continuation du Festival, en particulier Roman Polanski. Il leur dit : « La France s’arrête. On vous parle de liberté, vous nous parlez de travellings. Vous êtes des cons. » Le festival n’a pas eu lieu.

* * *

J'écrivais dans ce blog le 3 octobre 2009 : J’espère que Godard n’a pas signé en faveur du pédophile. L’aversion remplacerait mon admiration.

Godard, idole de ma jeunesse, on vous parle de pédophilie, acte barbare, vous parlez de travelling.

Godard, vous êtes un con.  Qu'est-ce que c'est degueulasse ?

 

Le texte ahurissant qui a le parfum de complot, signé par Godard et écrit par Botul.

« Les soussignés ont pris connaissance avec stupeur des nouveaux éléments d’information apportés par Roman Polanski dans le texte publié, dimanche dernier, 2 mai, sur le site en ligne de la revue La Règle du Jeu, dirigée par Bernard-Henri Lévy. Ils ont pris connaissance, en particulier, de l’existence de cette pièce essentielle, mais étrangement tenue sous scellés par la justice américaine, qu’est la déposition où, le 26 février dernier, l’ancien District Attorney Roger Gunson affirmait sous serment que Roman Polanski a exécuté, il y a 33 ans, au pénitencier de Chino, l’intégralité de la peine décidée par le juge de l’époque (avant que celui-ci, sous la pression de l’opinion, ne se dédise et ne change brutalement d’avis). Conscients de ce que le Festival, où ils seront cette année présents, doit à ce grand absent qu’est l’auteur du “Pianiste”, conscients aussi de quelques règles de droit élémentaires telle l’impossibilité de juger et de condamner un homme deux fois pour le même délit, conscients, enfin, de ce que la demande d’extradition formulée par les États-Unis est fondée sur un mensonge, ils en appellent aux autorités helvétiques en les adjurant de ne pas croire sur parole le gouverneur Schwarzenegger et ses procureurs. »

 

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