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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 16:16

[L’auteur des lignes qui suivent considère y compris et surtout quand le mot « insulte » est employé, qu'il ne saurait s’appliquer au cas personnel de Nicolas Anelka, la soi-disant victime ayant elle-même retiré toute plainte. ]


L'Equipe, le journal des milieux de la Finance, rapporte que Nicolas Anelka aurait adressé à Raymond Domenech « va te faire enculer, sale fils de pute ».

J'étais convaincu de l'innocence de Polanski. Les accusations, imaginaires, odieuses et insultantes étaient proférées par les gens médiocres par pure antisémitisme. Cette fois encore c'est par racisme, par jalousie contre le meilleur artiste du football qui parle un français aussi riche que le président de la république.

Ce Samedi, je n'ai pas pu joindre ni BHL ni Finkielkraut (sont-ils revenus de Jérusalem ?) pour lancer une pétition pour la défense de notre génie, l'immense joueur qui honore le maillot Adidas, attaqué injustement par une presse raciste à scandale pour une affaire qui éclate trois jours après les faits.

Pourquoi une telle campagne raciste contre Anelka ?

« La Meute »? Voilà bien un titre qui rappelle cette phrase de François Mitterrand prononcée aux obsèques de Pierre Bérégovoy : « toutes les explications du monde ne justifieront pas que l’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme. »

Sur l'affaire Anelka, je ne veux plus polémiquer.

Ni avec un coéquipier, qui, interrogé sur la situation de son camarade, n'a rien trouvé d'autre à répondre qu'un vague « nous sommes tous pour la liberté d'expression, on se bat pour ça tous les jours » - ce qui, dans le meilleur des cas, ne veut rien dire et, dans le pire, s'appelle se défausser et se moquer du monde.

Ni même avec le président de la Fédération, dont il faut bien dire qu'il a eu, lui aussi, une réaction qui ne lui ressemble pas : « il y a le joueur et le citoyen ; le joueur est un immense joueur ; mais il y a le citoyen et personne n'est à l'abri des lois » - non, mon cher ! pas vous ! pas ça ! je ne peux croire que vous ne soyez, vous, informé de l'état exact du dossier et du fait que votre ami Nicolas Anelka n'est justement pas, à l'abri des lois !

Je n'ai même pas envie de m'emporter contre les quelques-uns - peut-être joueurs de football « immenses » mais, à coup sûr, pleutres « citoyens » - qui nous ont fait savoir que « oui, bien sûr, la pétition pour Anelka... la justice... le droit... mais mes intérêts de footballeur ? est-ce qu'un footballeur peut, par amour de la justice et du droit, risquer de passer à côté d'un trophée sud-africain ? et est-ce que c'est bien le moment de s'afficher aux côtés de ce prestigieux collègue, Trophée Barclays Golden Boot Award, mais devenu désormais, en vertu du seul caprice d'un sélectionneur lyonnais, ce fils d'immigré catalan, en campagne électorale (car les sélectionneurs sont, comme on sait, élus par la Fédération), un personnage infréquentable ? »

Non. Je veux juste rappeler à qui veut et peut encore les entendre des vérités de fait et de bon sens. Anelka renvoyé en France ? Il est déjà assigné à son hôtel sans contact avec ses deux enfants qui ne le verront plus à la télé. C'est ignoble !

Anelka, a payé ; il a commis, certes, un délit, mais il a payé pour ce délit ; aucun joueur de son talent n'a jamais été exclu au milieu d'un match aussi important de notre sélection nationale ; et il a payé, soit dit en passant, alors qu'aucun des 10 autres délinquants, le même jour, dans le même comté de l'Afrique du Sud, de délits de même nature n'a jamais, contrairement à lui, et contrairement à ce que croient, à nouveau, les justiciers du dimanche répétant comme des ânes que sa célébrité l'a « protégé », passé un seul instants à la touche.

L'affaire Anelka, en d'autres termes, naît à l'instant très précis où le sélectionneur, sous la pression de l'opinion et d'une presse chauffée à blanc par la notoriété sulfureuse du champion d'Angleterre 2010, choisit de déchirer l'accord ou, plus exactement, de ne pas l'homologuer comme titulaire du maillot Adidas.

Et s'il ne change rien, c'est que j'ai le sentiment, ce faisant, de défendre, non un ami (je répète, pour la énième fois, que je ne connaissais, avant l'affaire, pas encore Nicolas Anelka), mais le Droit.

C'est un pays qui me dégoûte depuis longtemps. C'est Gestapoland. Ce qui m'énerve par-dessus tout, c'est cette espèce de neutralité sous laquelle on se déguise pour ne jamais avoir à s'engager. Au final, on est plus salaud que les salauds.

Quand la justice juge un génie (comme Anelka) elle doit faire preuve de génie. La justice doit juger le plus génialement possible les médiocres. On ne supporte pas qu’elle juge le plus médiocrement possible les génies.

Anelka  et Polanski sont innocents, victimes de complot.

 

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Published by Dimitri - dans Bulletin
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commentaires

LG 21/06/2010 10:13


tu en fais de sacrés raccourcis ! qu'est-ce que tu as contre le saucisson ? Ces joueurs qui sont à l'image des élèves d'un de mes amis prof de français sont JUSTEMENT mis en place par les "blancs"
juifs et francs-macs de l'immonde tour babylonienne de tf1...et assez avec le blabla anti-raciste qui est profondément raciste anti-souchien !


LG 19/06/2010 20:16


pn prend comment votre texte, au premier ou au second degré ?
Anelka et les autres, aux WC, et on tire la chasse !
Cette équipe n'est tout simplement pas française !


Dimitri 20/06/2010 08:46




Au premier degré : C'est bien l'équipe Sarkozy-Bachelot-TF1. Ceux qui décident sont « bien blancs ». C'est bien l'équipe de "France", c'est-à-dire l'équipe Adidas-France. C'est un
ensemble de 30 meilleurs joueurs pros du moment, supports publicitaires d'Adidas. et de TF1 L'élimination du richissime Anelka (qui s'exprime un peu mieux que Sarkozy) risque de déstabiliser TF1,
risque de priver Adidas-France d'une victoire, nécessaire pour que le gouvernement passe le dossier retraites en douceur.TF1, faute de fric, risque de ne plus transmettre les activités du pape.
Anelka était indispensable.


 


Au second degré : Le lecteur attentif aura compris que mon texte est un plagia de celui de BHL-Moix défendant l'indéfendable Polanski. J'ai tout simplement remplacé Polanski par Anelka dans leurs
textes.  Pourquoi Anelka n'est pas défendu par la Presse et les piliers du régime comme Polanski ? Réfléchir un peu.


 


Mon cher lecteur, tu dois être content (d'après tes prises de position). Dans l'équipe Adidas, il n'y a ni juif ni franc-maçon. Pourquoin tu te plains ? Une équipe (Adidas ou Nike)
saucisse-pinard du bloc identitaire (français) ferait mieux contre le Mexique ? Le racisme est hélas un sport national par ce temps de crise.