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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 21:46

 Reste à savoir comment les contribuables allemands,

néerlandais ou français réagiront

quand leurs impôts augmenteront

pour sauver Grecs ou Portugais.

Le Monde, journal des milieux mafieux

Lorsqu’un Etat souhaite construire des écoles, des hôpitaux publics, ... il fait appel à sa banque centrale. La banque centrale émet de la monnaie. L'Etat rembourse au fur à mesure (par les impôts), sans intérêts (c'est le principe) et la monnaie émise est détruite. La banque centrale est l'instrument d'une politique.

Depuis la nouvelle constitution européenne (en fait depuis Maastrich) un Etat de l'Europe n'a pas le droit d'emprunter à sa banque centrale. Alors comment faire pour financer les équipements publics ? La seule et unique solution en Europe est d'emprunter aux banques privées ! Avec INTERETS ! A quel taux ? Au taux fixé par les banques privées, suivant la « respectabilité libérale ». Actuellement (cas de la Grèce) pour une école construite, il faut en rembourser deux aux banques privées !

Cet article de la constitution européenne (le 104 Maastrichien et 123 par la suite) est passé comme une lettre à la poste grâce aux politiciens valets de la finance européenne, sous-ensemble de la mafia internationale pilotée par des clubs semi-secrets (comme Bilderberg).

En France un grotesque personnage, économiste médiocre, voire nul, qui bouffe à tous les râteliers, a imposé le traité de Maastricht la main dans la main avec les libéraux de l'Ecole Hayek - Thatcher  :  « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.1992). Cet individu sévit toujours. A l'époque de Périclès de tels personnages irresponsables étaient ostracisés et privés de leurs droits politiques.

La Grèce doit rembourser pendant 40 ans les banques privées. Et si la Grèce refusait de payer ? Rassurez-vous, le gouvernement grec actuel, dont les principaux dirigeants sont issus de London School of Economics ne peuvent pas mordre la main qui les nourrit. Il préfère imposer l'austérité la plus brutale au peuple, jamais vue depuis l'Occupation Nazie  (« Les Allemands reviennent » dit le peuple dans les faubourgs de la capitale ce jour 11 mars, jour de grève générale contre les mesures socialistes).

Supposons qu'un gouvernement patriote refuse de rembourser les banques. Imaginer par exemple un gouvernement patriote comme celui de communistes et gaullistes contre les Automobiles Renault à la Libération. Les banques iront en Justice. Le gouvernement patriote considérera la décision nulle et non avenue et ne cédera pas. Les banques demanderont l'« aide » de leur Etat, c'est-à-dire l'intervention militaire.

Mais, mes chers lecteurs et lectrices, à qui la Grèce doit de l'argent ? Quels sont les voyous internationaux, les spéculateurs, qui ont déstabilisé la Grèce ? Gardons le calme et restons chez nous. Pour 120 milliards d'euros, il s'agit de la BNP-Paribas et de la Société Générale en liaison avec la Deutsche Bank. Pensez-vous que Sarkozy enverra l'OTAN et ses Mirages 2000 pour bombarder l'Acropole ? Au contraire, il a déclaré devant son palais « qu'il ne laisserait pas tomber la Grèce ». 

La Grèce doit faire comme les pays de l'Amérique Latine et l'Islande : Annuler la dette. Le peuple grec souverain doit voter par référendum s'il souhaite rembourser les voyous de la finance. Le deuxième pas est la sortie de l'euro. Il faudra en finir avec cette Europe avant que les petits peuples deviennent esclaves de grands pays impérialistes. On comprend pourquoi les libéraux nous disent qu'il n'y a pas « de guerre en Europe depuis que le marché commun existe ». Il ne faut pas croire non plus que les gouvernements de petits pays sont de victimes innocentes. Ils font partie de la classe supérieure de leur pays.

Lorsque les « socialistes » français viendront au pouvoir (seuls cette fois-ci, après la collaboration sarkosyste) ils imposeront un peu plus les banques françaises fautives, par humanisme issu des Lumières (ils aiment se référer aux grands événements). Avec l'argent mal gagné ils financeront des écoles en ... France. Le peuple sera content. A la santé des Grecs ! 

 

[Bilderberg : Club de l'élite mondiale. A la réunion secrète en Grèce en juin 2009, assistaient le ministre grec de l'économie Alogoskoufis (par qui le scandale est arrivé) et l'actuelle ministre « socialiste » de l'Education, Mme Diamantopoulou.

L'ancien ministre de l'économie Alogoskoufis (PhD en Economie à London School of Economics, prix R. S. Sayers) principal responsable de la tragédie grecque a retourné à l'université (même la droite n'en veut plus). Spécialiste de l'économie monétaire internationale (!), il enseigne l'économie dynamique (!!) à l'université d'Athènes. Or, il n'a jamais mis le pied à son cours depuis la rentrée 2009 de peur d'être maltraité pas les étudiants en colère. Il est payé à rien faire par le gouvernement socialiste qui ne souhaite pas faire de vagues. Il est protégé par la ministre socialiste de l'Education et universités, Mme Diamantopoulou, ex commissaire européenne et femme forte du nouveau régime. Tous les deux font partie du groupe Bilderberg aux côtés du criminel Kissinger, du clan Rockefeller/Morgan, de Goldman Sachs, de Trichet (banque centrale européenne) et d'autres banquiers mafieux, responsables du naufrage grec.

Les journaux en France sont les champions de l'investigation. « Le volume exact de la spéculation et l'identité des intervenants sur le marché des CDS restent pour l'heure compliqués à connaître, compte tenu de leur opacité. » Autrement dit, la Grèce doit 300 milliards à des spéculateurs qu'elle ne connaît pas ! Mais alors, à qui elle envoie le chèque ? Ulysse a su répondre : A Personne !]

 

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Published by dimitri - dans Bulletin
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