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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 22:59

Déjà, Alain Finkielkraut, le plus grand philosophe de la télé (après BHL), avait tiré la sonnette d’alarme : « En fait, l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe. Si vous faites remarquer cela en France, on vous jette en prison, mais il est toutefois intéressant de noter que l’équipe nationale de football est composée presque exclusivement de joueurs noirs. »

Il nous avait prévenus. C’était prévisible. Une main noire nous a discrédités à jamais dans toute l’Europe.

Tous en colère. M. Attali, change d’identité : « Nous sommes tous des Irlandais » (non, non je ne mens pas !) ; il propose « d’exclure Thierry Henry de l’équipe de France » ; M. Finkielkraut le magnifique, magister dixit : « Une victoire déplorable » (il s’est levé de bonne heure pour aller à Europe 1, avant d’aller à son cours …). Le Pen juge pour sa part que « Thierry Henry aurait dû signaler lui-même à l’arbitre qu’il avait commis une faute ».

Il manque BHL (il est en train de contacter Brucnker qui négocie avec Le Monde).

La classe supérieure s’intéresse au foot ! C’est louche … Décadence. Finkielkraut laisse tomber son oeuvre télévisuel pour se planter devant la télé pendant 100 minutes (!) voir jouer Eric Abidal, Julien Escude, Patrice Evra, Rod Fanni, William Gallas, Bakary Sagna, Sébastien Squillaci, Abou Diaby, Alou Diarra, Lassana Diarra, Florent Malouda, Moussa Sissoko, Nicolas Anelka, Karim Benzema, Sidney Govou, Thierry Henry.

La main, cette main noire, je l’ai vue ! Des tricheurs ! Une main noire ! Honteux !!

Ce n’est plus possible. L’identité nationale usurpée. La banlieue universelle francophone en premier plan devant des millions de téléspectateurs européens. Inadmissible ! Une équipe abracadabrantesque. Hortefeux au feu ! Besson à Gaza ! Nous sommes la risée des étrangers (lorsqu’ils restent chez eux). Il faut exclure toute l’équipe. Des blancs comme la neige.

Le doyen de la haute éthique de la classe supérieure, M. Laurent Joffrin a le dernier mot : « La France doit donc accepter - avec panache - la demande irlandaise : rejouer le match. Sans les mains. » Lui non plus, il n’a rien compris au film. Avec la même équipe ?

Mais, consolez-vous, la main invisible du marché est blanche, douce, transparente, euphorique, unique. L’éthique des éphèbes protégés, la morale des petites filles de 13 ans, mon cul sur la commode, cum grano salis …

* * *

Les rédacteurs du NouvelsObs commencent en avoir marre aussi de Finkielkraut. Dans son blog, Didier Jacob vide son sac : « La profonde vulgarité de pensée de Finkielkraut n’est cependant pas dans son art de proférer des inepties sur un ton qui en impose, mais dans sa manière de donner d’éternelles leçons à ceux là qui ne se conduisent pas autrement que lui. Témoin, hier, sa cocasse intervention dans le JDD. Voici les meilleurs phases de jeu: « Nous entrons, à toute vitesse, dans une société post-littéraire. Il arrive à Nicolas Sarkozy, par ses choix culturels et par certains aspects de sa politique, d’accompagner le mouvement. Mais on devrait se féliciter de le voir parfois ralentir et regarder derrière lui.» Admirable coup de lèche à notre Président, dont le mépris affiché pour les affaires de la culture devrait pourtant inciter notre philosophe, désabusé par l’époque et ses affreuses manières, à un peu de retenue dans le panégyrique ! »

« Finkielkraut continue, se trompant à nouveau de cible, quand il accuse Marie NDiaye «d’ivrognerie verbale» (l’expression ne semble pas moins violente que ceux qu’il rejette sur la France « monstrueuse » de Sarkozy). Selon Finkielkraut, Marie NDiaye ne serait pas soumise à un devoir de réserve, mais à un devoir de «justesse». En somme, Raoult n’a pas dit autre chose. La littérature, en ses interventions, n’a pourtant jamais été liée d’aucune manière par un quelconque devoir non-écrit qui l’engagerait à la modération. C’est méconnaître l’histoire littéraire, et l’histoire des idées, que de nier la liberté fondamentale de l’écrivain et du penseur, qui ne sauraient accepter qu’on trace autour d’eux un réseau de lignes jaunes, lesquelles sépareraient l’outrance d’un soi-disant parler juste.

Avec Finkielkraut, la philosophie est tombée au plus bas niveau, qui est celui-là même qu’il dénonce à longueur de colonnes et d’interventions, lorsqu’il prêche contre la société du spectacle et du rire tonitruant. C’est de la pensée de comptoir, médiocre, à seul effet d’audimat et de sensation. »

Fin de l’impunité ?

 

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Published by dimitri - dans Bulletin
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commentaires

Dolfus 01/12/2010 10:54


Ferme donc un peu ta grande gueule, disserteur du néant. Et va plutôt te faire sodomiser par tes potes noirs.