Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Je cherche un homme
  • Je cherche un homme
  • : A la manière de Diogène, philosophe cynique, regards sur la politique, l'université, la société.
  • Contact


Paris

Recherche

.

Archives

7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 22:39

La Grèce était la première à accueillir les Juifs les premières années du Christianisme. L'île de Rhodes est connue pour être « Le petit Jérusalem ».  Communauté cultivée, dynamique a enrichi l'espace grec. Et comme le malheur n'arrive pas une seule fois, Salonique à accueilli une partie des 100.000 Juifs d'Espagne chassées par Isabelle la Catholique quinze siècles après (1492).

Et les barbares sont arrivés. 54 000 Juifs de Salonique furent expédiés dans les camps d'extermination nazis. On estime à 3 000 - 5 000 le nombre des rescapés grâce aux militants communistes mais aussi grâce aux patriotes. Contrairement à la hiérarchie catholique ou protestante, certains dirigeants orthodoxes ont eu une attitude assez courageuse contre les occupants et ils ont été en premier ligne pour sauver des Juifs de la barbarie Nazie. L’exemple de l’archevêque d’Athènes Damaskinos est caractéristique.

Le 23 mars 1943 il envoie une lettre (écrite par le grand poète A. Sikielianos et signée par plusieurs intellectuels) aux autorités allemandes protestant fermement contre la déportation des Juifs. Il écrivait : « Notre religion sainte ne reconnaît aucune différence de supériorité ou d’infériorité basée sur la race ou la religion » en insistant sur le fait qu’en Grèce « il n’y a ni Grec ni Juif ». Au général Stropp qui le menaçait de le faire fusiller, l’archevêque répondit : « On ne fusille pas les chefs de l’église grecque, on les pend. Je vous demande de respecter la tradition ». L’archevêque fabriquait des faux certificats de baptême et des faux papiers d’identité pour les Juifs. Un Juste qui honore les Grecs et l’église.

* * * * *

Le peuple grec a connu pendant longtemps l'Occupation. Il a été soumis à l'esclavage par les ottomans pendant quatre siècles (1453-1821). La Grèce s'est libérée. Ni par négociations, ni par décret. Par les armes. Les Grecs, comme d'autres peuples, savent que l'indépendance, la liberté est la chose la plus précieuse. La religion est une affaire secondaire. Les armes des démocrates ou des intégristes religieux sortent les mêmes balles. Celui qui prend la peine d'étudier la guerre de libération nationale grecque, il verra le rôle important de l'église y compris de ses « intégristes » pour la libération du pays.

* * * * *

La gauche arrive au pouvoir en France en mai 1981 et dans la foulée la gauche grecque en octobre. Alors Israël ou Palestine ? La question ne s'est jamais posée en ces termes en Grèce. Si les Grecs (droite et gauche) ont oublié la démocratie (qu'ils ont inventée), ils n'ont pas oublié la souffrance de quatre siècles d'occupation. Poussé, par le sentiment populaire très imprégné (encore) dans la culture grecque, le Parti Socialiste grec a pris position naturellement pour la victime palestinienne contre l'occupant israélien. Dans les années quatre-vingt le gouvernement grec soutiendra sans réserve l'OLP et Arafat. Ce dernier a promis qu'à la libération de Jérusalem, une de ses places serait baptisée « Andreas Papandreou ». Ne pas le confondre avec son fils Georges, premier ministre actuel, otage (consentant) de M. Strauss-Kahn (FMI).

Pourtant, même le « petit Georges » a envoyé un avion pour rapatrier les militants grecs de la flottille de la liberté. Et pour remercier la France du « soutien » lors de l'attaque des banques françaises contre la Grèce, il a fait évacuer par avion militaire grec les 9 français et les a ramenés à Roissy ! M. Kouchner n'avait pas le temps de s'occuper de ses ressortissants.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Dimitri - dans Bulletin
commenter cet article

commentaires