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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 20:37

Il y a un an, Jérôme Kerviel est devenu le traider le plus célèbre de France. Il a pris des risques pour sa banque, sa performance est une réponse définitive à la City londonienne, laquelle désormais elle doit compter avec les ingénieurs français de la finance. Depuis, il n'arrête pas de recevoir des propositions de travail. La plus prestigieuse émane de la première université du monde Harvard (Cambridge au Massachusetts) qui lui a proposé d'enseigner la-bas !

Plusieurs remarques,

1) Madame Pécresse, dont le père est professeur, a tort de laisser partir un talent si exceptionnel. Voilà quelqu'un de distingué qui pourrait profiter la France et qui part renforcer le rayonnement américain. Un poste de professeur de Mathématiques à une université parisienne (Dauphine par exemple) sauverait l'honneur de la France. Surtout qu'il faut chercher des fonds pour assurer l’autonomie de nos universités et prendre le relais du chef de file de la vieille école Madoff. Cet homme est d'un talent rare. Je ne vois pas quelle commission des spécialistes pourrait le refuser.

2 ) Notre ministre a raison de critiquer les profs qui ne foutent rien mais elle ne fait rien pour attirer les grands chercheurs. C'est vrai, parfois il y a des obstacles dressés par notre propre système archaïque. Voilà par exemple un grand professeur, Herry Kissinger, prix Nobel, docteur de l'université de Harvard, ne peut pas enseigner en France parce qu'un petit juge rouge le poursuit pour crimes de guerre et quelques autres bricoles. Enfin, je pense qu'avec la disparition du juge d'instruction tout rentrera dans l'ordre.

3) Un autre grand professeur confirmé, Bernard Kouchner, avait été recruté il y a quelques années par les chasseurs de têtes de l'université de Berkeley. Il a enseigné en troisième cycle d'études, contribuant ainsi à la renommée de l'université. A son retour en France, le ministre l'avait nommé professeur au CNAM, institution certes utile, mais inférieure au statut international de ce chercheur sénior. Son rapport sur Total est un travail d'une qualité exceptionnelle qui inspire beaucoup de managers dans le monde entier.

4) L'ex premier ministre, Alain Juppé, soutenu par Finkielkraut et BHL, deux philosophes parmi les meilleurs du monde, est parti hélas enseigner au Canada. Même le juge a reconnu ses capacités intellectuelles. Un poste de professeur au Collège de France pour ce normalien brillant était un minimum. La France ne sait pas garder les esprits lumineux. Son déclin est inéluctable.

5) Heureusement, il y a des contre-exemples. Par décret du Président de la République, M. Edwy Plenel, est nommé en qualité de professeur des universités associé à temps plein à l’université Montpellier-I …” (JO 9.10.2006) Imaginer ce grand penseur de l’événement et journaliste s’expatrier aux Etats-Unis pour y définir la ligne politique de New-York Times !

6) Les non-universitaires comprennent aisément pourquoi les universités américaines sont toujours au début du classement. L’université française n’a plus de rayonnement depuis le 19e siècle. Il est vrai que le décret impérial du 15 novembre 1811 sur la franchise universitaire protégeait l'université des invasions extérieures. Il faut avouer de plus qu'il y a trop d’enseignants et surtout étudiants de qualité médiocre qui font baisser la moyenne. L’excellence française est noyée dans les statistiques d’une administration archaïque. Le dégraissage doit être continu et conséquent. La France a pris trop de retard.

7) L’excellente mesure de Madame Pécresse de faire surveiller les « leaders d’opinion » et autres agitateurs au sein de l’université française est de nature à limiter le travail de nuisance de ceux qui empêchent les autres de travailler.

8) Il faut reformer le modèle français. Denis Kessler, ancien n° 2 du MEDEF, co-auteur avec D. Strauss-Kahn de « L’épargne et la retraite », annonce clairement et avec courage l’objectif : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie. »

Ce gouvernement ne vas pas assez loin. Espérons que DSK avec son expérience internationale, le redressement de la Hongrie en témoigne, saura amplifier et accélérer les reformes nécessaires. Il s'exprima favorablement pour une « chaire Oréal » ou équivalent dans notre vieille université française sclérosée et minée par le syndicalisme nihiliste.

J’attends avec impatience ce jour où l’hôtesse, issue du Loft, annonce mon cours : « Ce cours est offert par NIKE-Europe, sponsor officiel du pôle universitaire normand ». Si j’ai accepté, c’est bien sûr parce qu’il s’agit d’une entreprise européenne créatrice d’emplois en Normandie laissée à l’abandon par l’Etat français. Et puis après, il y a toujours des irresponsables qui préfèrent la politique du pire. Pas moi.

9) La question importante de rémunération du personnel est sous-jacente. L’excellence se paye. Citons un seul exemple. Mme Obama, first lady de la planète, travaillait à l'université. Son dernier salaire à plein temps en 2005 était de 300.000 dollars par an pour s’occuper des relations extérieures de l’hôpital de l’université de Chicago, en particulier auprès de la communauté noire du quartier.



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Published by dimitri - dans Bulletin
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