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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 09:46

Le Monde, le journal vespéral des marchés, se pose toujours des questions pertinentes. « Nicolas Sarkozy pèse-t-il sur les choix des grands médias ? » Est-il derrière l’éviction de Patrick Poivre d’Arvor du « 20 heures » ?

Je ne comprends pas pourquoi notre président ferait une chose pareille au plus grand journaliste des temps modernes. Un journaliste qui rassemble la majorité des Français tous les soirs, en français basic consensuel, sans catastrophes excessives, depuis 22 ans. Il n’y a que Guy Lux qui pourrait le battre (mais il jouait dans une autre catégorie).

C’est un grand professionnel. Information-spectacle comme le peuple adore, bienveillance naturelle avec la classe politique comme à la cour impériale, dépolitisation de l’information comme les hommes politiques souhaitent. Il a à son actif une belle interview truquée de Fidel Castro et une condamnation en appel dans le procès Michel Noir-Pierre Botton, pour recel d’abus de biens sociaux, à 15 mois de prison avec sursis et 200 000 francs d’amende. « Ses relations mondaines innombrables » font de PPDA le journaliste le plus informé de France. La République l’a honoré comme il le mérite. Chevalier de la Légion d’honneur, Commandeur des Arts et des Lettres.

Je lisais dans les journaux grecs que la remplaçante du talentueux journaliste aurait des relations avec le président. Quelle bassesse ! Laurence a du talent et en plus elle est belle. Fille de député (UDF certes), DESS de Communication Politique et Sociale, elle a de l’expérience et du métier. Les Français l’aimeront comme ils ont déjà aimé Carla (sondage Le Figaro). Vous le verrez.

Les Français (les mêmes) sont toujours étonnés. Ils vous diront : « Non, ce n’est pas vrai ». Deuxième temps : « Oui, d’accord, mais tu exagères ». Troisième temps : « Oui, enfin, c’est partout pareil ». Et ils recommencent le cycle de l’étonnement. 

Le journaliste du Monde nous rappelle pour qu’on arrête de s’en étonner que « chaque président de la République a toujours considéré que la télévision faisait partie de son pré carré et qu’il pouvait choisir ses interlocuteurs. » Il rappelle les secrets de polichinelle. « Dans les années 1960, le général de Gaulle avait confié au sourcilleux Alain Peyrefitte le contrôle du journal télévisé et ne se confiait qu’au journaliste Michel Droit. Valéry Giscard d’Estaing aimait bien se faire interviewer à la télévision par Jean-Pierre Elkabbach et Etienne Mougeotte, les patrons de la deuxième chaîne, qui, en mai 1981, à l’arrivée de la gauche au pouvoir, furent les victimes expiatoires du « peuple de gauche » à la Bastille. De son côté, François Mitterrand, déjà « irrité » par PPDA, préférait se faire interviewer par les journalistes Christine Ockrent et Anne Sinclair, par ailleurs femmes de ses ministres… »

Dominique de Villepin à son tour dénonce « l’esprit de cour » des médias en France. « L’époque impériale paraissait plus libre à bien des égards que la lecture des quotidiens nationaux ». Pas moins que ça. Il a raison. Surtout avec l’affaire Clearstream.

 

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Published by dimitri - dans Bulletin
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